







J’ai commencé ce petit carnet de croquis en décembre 2025, et l’ai utilisé de manière assez sporadique pendant l’hiver et le début du printemps.
Puis, en mai, j’ai profité d’un week-end prolongé de quatre jours pour me lancer le mini challenge de dessiner un peu chaque jour. Deux semaiens plus tôt, je m’étais inscrite au Patreon de Celyn Art, une artiste mix media néerlandaise qui partage des tutoriels accessibles sur abonnement. Elle utilise principalement des feutres Tombow et des crayons de couleur, et ça tombait bien: j’avais déjà donc le matériel nécessaire.












Au bout de ces quatre jours de dessin consécutifs, j’ai continué pour atteindre une semaine. Puis 10 jours. Puis deux semaines. Puis trois. Puis quatre. Puis un mois. Puis cinq semaines, tant qu’à faire. Au bout d’un moment, en partie à cause des vagues de chaleur, ma motivation est un peu retombée, mais pendant ces cinq semaines j’ai quand même rempli plus de 50 pages de mon carnet. J’ai donc plus dessiné en cinq semaines que pendant les 20 dernières années. Et surtout, j’ai retrouvé le plaisir de dessiner. Ces dessins n’ayant aucun autre but que de rester dans mon carnet, ça a retiré toute forme de pression. Un dessin un peu raté ? Et alors 1. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis autorisée à tester des trucs, différents styles, en m’inspirant du travail d’artistes que j’apprécie.
Au bout de quelques jours, j’ai commencé à attendre mes sessions de dessin quotidiennes avec une certaine impatience, et surtout à les prioriser. Quand j’en avais la possiblité, je dessinais directement le matin, avant de commencer à travailler, avant les tâches ménagères et autres corvées de la vie d’adulte. Parfois c’était juste 15-20 minutes. Parfois j’y passais deux heures et de remplissais plusieurs pages d’affilée. Parfois j’en profitais pour écouter un podcast ou avancer dans un livre audio.
Fin juin, j’ai fui la vague de chaleur suffocante avec mon chat patraque, nous avons trouvé refuge chez des proches un peu à la campagne un peu à la montagne. J’y ai emporté mon carnet, quelques crayons, feutres et Neocolor. Entre les siestes, les discussions et les repas en familles, j’ai rempli quelques pages, le joli jardin, des bleuets, un paysage de bord de mer. Mon neveu de 5 ans et demi est venu voir ce que je faisais et m’a dit « Oh tu dessines bien ! ». Je pense qu’il n’y a pas de plus beau compliment ♥︎








Et même si je n’ai plus trop dessiné depuis début juillet (en partie car je suis en train de déménager et que ça occupe environ 98% de mon temps et de mon espace mental), je sais que je suis capable de retrouver cette joie créative et j’ai hâte que ça soit le cas. Mon nouvel appartement sera d’ailleurs en grande partie aménagé pour faciliter l’accès à mes diverses activités créatives, ça sera absolument merveilleux.
Inspirations et tutoriels
Matériel
- Carnet à dessin Talens Art Creation de 12 x 12 cm. Gros coup de cœur pour cette gamme de carnets aux prix accessible malgré un papier de qualité tout à fait honorable, qui conviennent même aux techniques humides pour peu qu’on ne mette pas trop trop d’eau. Il y a plein de formats différents et de belles couleurs de couvertures. Merci à Marie qui les avait recommandés dans son billet consacré à son carnet de voyage !
- Crayons de couleur Caran d’Ache Luminance et Faber-Castell Polychromos. Ils coûtent cher mais leur qualité est incroyable. Vu leur prix je trouve que ça vaut la peine de les acheter en boutique plutôt qu’en ligne; dans les deux marques la majorité des crayons ont une mine hyper tendre qui glisse bien sur le papier, mais certaines couleurs sont plus sèches et poudreuses.
- Pastels aquarellables à la cire Caran d’Ache Neocolor II – c’est simple, je les adore 💜
- Feutres Tombow ABT Dual Brush Pen, achetés il y a 10 ans pendant ma période « hand lettering », recyclés par la suite dans mes bullet journals, j’ai dû en racheter deux qui avaient séché mais les autres vivent une excellente troisième vie.
- Vous n’imaginez pas le progrès considérable que c’est, pour moi, d’être capable de me dire « et alors » quand je trouve quelque chose que je fais moche, plutôt que « je suis une sombre incapable il vaut probablement mieux que je ne dessine plus jamais ». ↩︎
Amandine
C’est tellement beau comme évolution personnelle! Génial que tu te sois accrochée et que tu aies réussi à « lâcher »! ❤️
Aline
Merci beaucoup Amandine ❤️ Ça me tenait à cœur depuis si longtemps, de réussir à me remettre au dessin et à dépasser mes vieux traumas de l’école d’art, je suis trop contente de voir le chemin que j’ai déjà réussi à faire depuis un an ☺️
Emilie
Tellement chouettes, ces dessins. Bravo d’avoir tenu le rythme. J’aime beaucoup comment tu traites la couleur. C’est hyper joyeux : on en lasse pas de les regarder. Et en galerie, il y un effet waou.
Aline
Merci 🥰 Je me rends compte que peu importe le medium que j’utilise, ce qui m’intéresse et me fascine c’est toujours la couleur. Je crois que c’est un des aspects de ma pratique créative qui m’apporte le plus de joie ! (et ça s’applique d’ailleurs aussi au crochet / tricot)
Aude
« Ces dessins n’ayant aucun autre but que de rester dans mon carnet, ça a retiré toute forme de pression. » Mais oui ! Je suis dans une phase similaire, et on oublie à quel point les réseaux sociaux (?) ont créé une forme de pression du beau et du « montrable ». (Je découvre votre blog depuis celui de La Lune mauve.)
Aline
Merci beaucoup pour la visite et le petit mot ☺️ Et bienvenue sur mon petit coin du web ! Je suis très contente de découvrir ton blog au passage.
Il y a quelques mois, une personne que je suis sur Insta a partagé des photos de dessins qu’elle a fait à l’aquarelle, juste pour le fun, alors qu’elle ne sait pas particulièrement dessiner. Mais elle avait passé un chouette moment à s’amuser avec quelques couleurs, ça avait eu un effet relaxant pour elle, et elle avait envie de partager ça. Et j’ai trouvé que ça faisait du bien, justement, de voir ces dessins qu’on pourrait juger pas « montrables », pas assez esthétiques.
Pour moi il y a vraiment un truc lié à mes études en école d’arts appliqués, où tout devait être hyper réfléchi, original, etc. On ne pouvait pas juste faire quelque chose parce que ça nous plaisait, nous amusait, qu’on trouvait ça beau, il fallait un « concept » et limite une idée révolutionnaire pour chaque projet. Personnellement, je trouve ça paralysant. L’année passée, je me suis inscrite à un cours de dessin hebdomadaire, et déjà à ce moment-là j’ai fait ce constat que si un de mes dessins est « raté », bah on s’en fout. Mais aussi que si j’ai envie de peindre une pieuvre à l’aquarelle pour la simple raison que les pieuvres c’est trop cool et que j’ai envie de patouiller des jolies couleurs irisées, je peux le faire. Juste pour m’amuser et me faire plaisir. Ça a eu un effet assez libérateur 😄