Voici quelques images d’un atelier de tirages photographiques alternatifs auquel j’ai participé le week-end dernier.




« Alternatifs » parce qu’on n’utilise ni papier photo, ni chambre noire, ni agrandisseur. À la place: du papier aquarelle qu’on sensibilise (c’est à dire qu’on le rend réactif à la lumière) avec une solution chimique et les rayons du soleil – ou une lampe UV quand les nuages décident de se joindre à la fête.
Je fais déjà un peu de cyanotype depuis quelques années, mais je n’avais encore jamais testé cette technique pour des tirages photo. Pendant cette journée, nous avons également découvert le procédé Van Dyke, qui fonctionne sur le même principe que le cyanotype, avec d’autres produits et surtout un rendu dans de magnifiques teintes de brun plus ou moins chaudes.
J’ai tout aimé de cet atelier: la passion et la générosité avec lesquelles les deux intervenants – un artiste et un chimiste – ont partagé leur savoir; la bienveillance du groupe; ces moments suspendus, assis·e sur le trottoir devant l’atelier, à attendre que le soleil fasse son travail. C’était une journée dense, dans laquelle les techniques utilisées imposaient également une forme de lenteur. Au final, je n’ai produit « que » quatre images, parce qu’avant d’y parvenir il a fallu étalonner, expérimenter, rater, recommencer.
Et quelle satisfaction lorsque que, enfin, la durée d’exposition était pile la bonne. De voir les couleurs atteindre les teintes souhaitées, les contrastes s’intensifier, et les détails se dessiner finement sur le grain du papier aquarelle.
Retrouver cette approche analogique de la photo m’a apporté une grande joie. Ça m’a particulièrement amusée de faire ce genre de tirages « à l’ancienne » à partir de photos numériques. Le procédé Van Dyke est malheureusement un peu moins accessible pour une pratique à la maison, mais je ne manquerai pas de retenter l’expérience chez moi avec le cyanotype.




