
Profitant d’une après-midi à Londres, entre l’arrivée de l’Eurostar et le départ du train de nuit pour Edimbourg, j’ai eu envie de poursuivre ma découverte des Magnificent Seven, les sept grands cimetières situés en périphérie de la ville.
J’avais déjà passé un long moment à arpenter les chemins de Highgate Cemetary, probablement le plus connus d’entre eux, il y a quelques années. Cette fois-ci, c’est au cimetière de Tower Hamlets que je suis partie me promener.
L’ambiance y est assez différente, plus sauvage, plus intimiste. Contrairement à celui de Highgate, le cimetière de Tower Hamlets n’héberge aucune tombe « connue »; il est par conséquent moins fréquenté, et particulièrement paisible. On y croise quelques autres promeneurs, une famille qui profite d’une visite guidée, des personnes qui font leur jogging, et… des écureuils ! C’est la première fois que j’en apperçois à Londres, j’en étais presque venue à penser qu’il s’agissait d’un mythe.



Le parc du cimetière de Tower Hamlets est entretenu par les membres, principalement bénévoles, d’une association caritative qui lui est entièrement dédiée. Il s’agit d’un lieu important pour la préservation de la nature et du patrimoine, mais aussi pour la vie communautaire. Des événements y sont organisés toute l’année pour les habitant·es du quartier: ateliers créatifs et de découverte de la nature pour les enfants, visites historiques, balades pour les nouveaux parents, excurssions mycologiques…
Je suis toujours fascinée de voir à quel point les anciens cimetières comme celui-ci sont devenus, avec le temps, avant tout des lieux de vie. En tant que réserve locale protégée, la nature y est d’ailleurs très libre, et les vieilles pierres tombales disparaissent parmi les arbres recouverts de lierre, les fougères et les buissons de monnaie-du-pape.


En ces tous derniers jours d’été, la végétation commence déjà à se parer de ses premières couleurs automnales. Je pense que ce lieu me plairait particulièrement en octobre ou en novembre, quand le doré des feuillage illumine la grisaille ambiante, et que les champignons profitent de l’humidité britanique pour prendre leurs quartiers le long des chemins, parmi les feuilles mortes.










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